17 septembre 2026
Dans le cadre de sa tournée des cégeps, la présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps, Marie Montpetit, était aujourd’hui de passage au Cégep de Victoriaville. Cette visite a permis de mettre en lumière le rôle essentiel de l’établissement dans l’accessibilité à l’enseignement supérieur et son apport au développement social, économique et environnemental du Centre-du-Québec.
« Dans toutes les régions du Québec, les cégeps jouent un rôle clé pour permettre aux étudiantes et aux étudiants de poursuivre des études supérieures près de chez eux. Le Cégep de Victoriaville en est un exemple remarquable : il est profondément ancré dans son milieu et contribue à préparer l’avenir de toute une région », a souligné Marie Montpetit, présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps.

« Avec nos programmes de formation, nos trois centres de recherche, nos installations spécialisées et nos nombreux partenariats avec le milieu, le Cégep de Victoriaville occupe une position privilégiée sur le territoire. Son action dépasse largement le cadre de l’enseignement : elle participe à la vitalité et à la capacité d’innovation de toute une région », ajoute Denis Deschamps, directeur général du Cégep de Victoriaville.
Le CIMEC : accélérer la transition vers une économie circulaire
Parmi les enjeux abordés figure la réalisation du Centre d’innovation mutualisé en économie circulaire (CIMEC), un projet structurant de près de 38 millions de dollars qui vise à accélérer la transition vers une économie circulaire au Québec. Porté par une collaboration entre des partenaires publics, privés et institutionnels, dont l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie et Inovem, centre d’innovation en 2e et 3e transformation du bois, le projet mise sur l’innovation, la collaboration et la mutualisation des ressources afin d’accompagner les PME et les entreprises industrielles.
Sa réalisation permettrait de mettre en place un modèle unique favorisant le développement de solutions concrètes et le partage d’expertises, d’équipements et de ressources au bénéfice des entreprises des secteurs des produits du bois, du mobilier et de la construction industrialisée.
Un transport collectif adapté aux réalités régionales
La question du transport collectif a également été au cœur des discussions. Pour un établissement d’enseignement supérieur situé en région, l’accès à un transport collectif fiable, accessible et adapté aux réalités des municipalités environnantes constitue un facteur important d’accessibilité aux études. Une meilleure desserte entre les municipalités et les établissements d’enseignement contribuerait à faciliter les déplacements des élèves, à soutenir leur persévérance et à favoriser la rétention des jeunes dans la région.
Donner à la recherche collégiale les moyens de jouer pleinement son rôle
La rencontre a aussi permis de rappeler l’importance d’accroître et de stabiliser le financement de la recherche collégiale. Les trois centres de recherche du Cégep de Victoriaville, le CISA, le CETAB+ et Inovem, reconnus comme centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT), sont fortement ancrés dans leur milieu et travaillent directement avec le milieu pour répondre à des enjeux concrets et développer des solutions adaptées à leurs réalités.
Un financement accru et prévisible de la recherche collégiale permettrait au Québec de s’appuyer pleinement sur un réseau d’innovation distribué sur l’ensemble de son territoire. En renforçant les capacités des CCTT, le Québec se donne les moyens de rapprocher l’expertise, la recherche et l’innovation des entreprises et des collectivités, partout en région.
La formation agricole : un investissement dans la sécurité alimentaire
Enfin, la visite a permis de faire valoir le rôle stratégique de la formation agricole dans la capacité du Québec à assurer la continuité et la résilience de son secteur agroalimentaire. Le financement de la formation ne devrait pas être considéré uniquement comme une dépense en éducation, mais également comme un investissement dans la relève des entreprises, l’occupation du territoire et la capacité des régions à produire et à transformer leurs aliments. C’est d’ailleurs un des mandats que s’est donnés le Cégep de Victoriaville avec la création de son Institut national d’agriculture biologique.
