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Simuler pour mieux préparer notre relève en soins infirmiers

VICTORIAVILLE, le 25 janvier 2013 - Le Cégep de Victoriaville a procédé, lundi matin, en présence de la Fondation du Collège, à la présentation officielle du nouveau centre de simulation d'immersion en soins infirmiers. Dorénavant, tous les élèves inscrits au programme de soins infirmiers participeront à six situations de simulation au cours de leurs trois années d'études. Il s'agit d'un projet pédagogique innovateur qui favorise notamment le développement du jugement clinique, une qualité très recherchée auprès des employeurs.

Ce sont deux chercheurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières, en collaboration avec cinq collèges de la région Mauricie Centre-du-Québec, qui ont lancé, il y a quelques années, un projet de recherche visant à implanter l'utilisation de la simulation d'immersion dans l'enseignement au consortium du DEC BAC. Le cégep de Victoriaville a tout de suite vu en ce projet de recherche une façon d'innover au point de vue pédagogique. France Brochu, Manon Boutin et Annick Nault, trois enseignantes du Département de soins infirmiers, se sont lancées dans l'aventure.

Les simulations ont été progressivement intégrées au programme depuis l'automne 2009. Au cours de leurs trois années d'études, les élèves seront appelés à vivre six simulations différentes allant de l'administration de médicaments, à un retour de salle d'opération en passant par un cas de diabète jusqu'à une situation de détresse respiratoire. Pour chacun des cas, les élèves doivent évaluer et analyser chacune des situations en consultant les outils qui sont à leur disposition (dossier client, cardex) en plus de réagir rapidement et de façon autonome aux nouvelles données transmises aux mannequins par le Simpad, cet outil précieux de simulation qui permet justement la transmission des données. Les simulations sont toujours suivies d'une période de débriefing qui permet à l'élève de poser un regard critique sur ses interventions et d'y apporter les modifications nécessaires.

Pour concrétiser le projet, le Cégep a aménagé un local que l'on appelle aujourd'hui le centre de simulation d'immersion. Ce centre est divisé en deux espaces : d'un côté, un mini centre hospitalier avec des lits, des mannequins, un chariot à médicaments et à réanimation, 16 caméras et d'autres équipements que l'on retrouve habituellement dans un hôpital. C'est l'endroit où est vécue la simulation par l'élève. De l'autre côté, un poste de contrôle doté de télévisions, de micros et de l'outil de simulation SimPad. C'est de là que les enseignantes s'installent pour observer les actions posées par l'élève.

Pour Manon Boutin et France Brochu, les deux enseignantes au coeur du projet, la simulation permet plusieurs choses, mais son plus grand avantage est sans contredit qu'il permet à l'élève de vivre une situation réelle dans un environnement contrôlé et sécuritaire. « En stage, l'élève peut se faire retirer le patient si l'état de celui-ci se détériore. Dans le cadre d'une simulation, l'élève peut mener toutes les interventions, se tromper même, et ce, sans risque pour personne. » Un autre avantage est celui pour l'élève d'être confronté à des situations cliniques qui autrement ne seraient vues qu'en théorie. Les enseignantes et les enseignants du programme s'entendent aussi pour dire que les simulations permettent d'identifier les lacunes dans la formation et d'y apporter les correctifs nécessaires. « Tout le monde y gagne! », ajoute Manon.

L'intégration des simulations d'immersion dans un programme d'études comme celui de soins infirmiers est fondamentale pour le directeur des études, M. Christian Héon.
« Dans un monde où l'avancement des technologies et la découverte de nouveaux traitements connaissent des poussées importantes, les enseignants et les établissements scolaires comme le nôtre ont la responsabilité de s'adapter aux exigences du marché du travail. »

Le centre de simulation est présentement fonctionnel. Cependant, des travaux d'aménagement et l'achat d'équipements sont prévus pour la prochaine période estivale. Le coût total du projet d'aménagement du centre de simulation est évalué à 100 000 $. La plus grande part du financement, soit 75 000 $, provient de la Fondation du Collège de Victoriaville. Pour sa part, le Cégep a investi 25 000 $.

La Fondation a cru en ce projet depuis le début. La directrice générale de la Fondation, Mme Joann Hamel, voit dans l'aménagement de ce mini milieu hospitalier une façon pour le Cégep de se démarquer des autres établissements. « Pour avoir consacré ma carrière à l'enseignement, je sais à quel point il est important de fournir aux élèves des outils et des installations compétitifs avec les autres cégeps ». La Fondation, qui contribue largement au développement du Cégep en termes de pédagogie et d'innovation, est fière de constater à quel point le centre de simulation cadre avec la mission qu'elle s'est donnée soit celle d'offrir une formation de qualité, de stimuler le goût d'apprendre et d'encourager l'excellence.

Le Cégep, le Département de soins infirmiers ainsi que la Fondation du Collège de Victoriaville travailleront à faire évoluer le centre de simulation d'immersion. D'autres projets sont à venir.


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Source : Mélissa Gosselin, conseillère en communication
819 758-6401 poste 2408 - gosselin.melissa@cegepvicto.ca

 

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Date d'impression : vendredi 24 novembre 2017
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